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RESSOURCES
Les ressources agro-pastorales La Mauritanie possède d’importantes ressources
agro-pastorales. Mais l’agriculture reste essentiellement de subsistance. Les
activités agricoles se limitent au sud du pays et dans les oasis. Les
productions principales sont le mil, le sorgho, le riz, les patates douces, les
légumes, les racines alimentaires. L'agriculture est très déficitaire lors des
années de sécheresse. Mais la riziculture irriguée connaît un important
développement.
L’élevage est une activité traditionnelle très importante.
Le cheptel est composé d’ovins, caprins, bovins et camelins.
Il s’agit d’un élevage extensif, souvent à la merci des précipitations et des
pâturages.
La pêche
Les eaux mauritaniennes sont parmi les plus poissonneuses du monde. Mais la
population traditionnellement nomade vivait le dos tourné à l’Océan. Seule les
Imraguen s’adonnaient à la pêche saisonnière de mulets. Cette situation a
commencé à changer.
La pêche moderne connut un début, très timide, dans les années trente du siècle
dernier avec l’installation de petites unités de pêche industrielle. A
l’indépendance en 1960, l’activité de pêche était toujours embryonnaire. Ce
n’est que vers la fin des années 70 qu’une flottille de pêche moderne a commencé
à voir le jour. Ainsi, l’activité de pêche qui grandissait rapidement était au
début aux mains de chalutiers industriels et autres navires usines soviétiques,
japonais et coréens. Ce qui a contribué au pillage effréné des ressources.
Depuis le début des années 90, conscientes de l'épuisement des ressources
halieutiques, les autorités ont réglementé la pêche. Des règles d'exploitation
optimale des ressources ont été édictées, de même que des procédures de contrôle
et de surveillance maritimes. Un Code des Pèches a été promulgué. Il faut
signaler que l’essentiel des prises est exporté par l’intermédiaire de la
Société Mauritanienne de Commercialisation des Produits de Pêche (SMCP).
Le pays a exporté en 2003 près de 453.000 tonnes de poissons, pour un montant de
21,7 milliards d'ouguiya, et 43.000 tonnes de pélagiques, pour une valeur de 3,8
milliards d'ouguiya. Les recettes de l'Etat dans ce secteur ont augmenté de 10%
environ par rapport à 2001.
Evolution de la production de la pêche industrielle (en tonne)
1991 1992 1993 1994 1995
382408 429320 370189 240615 374361
1996 1997 2000 2002 2003
620531 477291 351122 445000 569000
Il y’a une importante activité de pêche traditionnelle sur les pirogues à
moteur. Cette pêche est d’ailleurs favorisée par de nombreux programmes
gouvernementaux.
Le fer
Les gisement de fer de Ia Kedia d’Idjil découvertes dans les années cinquante
sont mises en exploitation dés 1963 par la MIFERMA, une société à capitaux
français. Cette exploitation s’est faite grâce à la construction d’un chemin de
fer de 600 km entre Nouadhibou et une ville nouvelle dans le désert, Zouerate.
Une cité nouvelle, Cansado est un port minéralier construit à Nouadhibou.
La Miferma est nationalisée en 1974 pour laisser la place à la SNIM (Société
Nationale Industrielle et Minière).
La Snim constitue un foyer industriel important et un employeur majeur dans le
pays.
Les exportations de fer ont atteint en 2003 près de 13 millions de tonnes.
Le gypse
Les gisements de gypse sont déjà en exploitation depuis plusieurs années par la
SAMIA près de Nouakchott. Le plâtre produit par cette société est consommé par
le pays. Une partie est exportée.
Or, Diamant
Depuis quelques années, des prospections confirment l’existence de mirais d’or.
Les recherches se poursuivent. Des indices prometteurs font état de l’existence
probable de gisements de cuivre, nickel, cobalt et d'uranium ainsi que des zones
diamantifères. Les recherches sont menées par l'Office Mauritanien de Recherches
géologiques (OMRG) et des sociétés étrangères, comme la canadienne Defiance
Mining.
Marbre
La SNIM a mis en évidence des gisements de marbre et l’exploitation est en
cours.
Le pétrole
Les sociétés Woodside, Hardman ont découvert en 2002 deux champs pétrolifères
dont les réserves prouvées sont de 200 millions de barils, en plus d'une réserve
annoncée de gaz naturel. Durant l’été et l’hiver 2003, d’autres réserves ont été
miss en évidence. Ces réserves seraient estimées à près de 500 Millions de
barils et prés de 3,5 milliards de M3 de gaz naturel. L'exploitation effective
du pétrole devrait commencer vers la fin 2005.